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ANTI-QUESTIONNAIRE BERNARD PIVOT

  • LUDWIG VON ZEEGER
  • 31 juil. 2016
  • 8 min de lecture

Ludwig von Zeeger at The Actor’s Porno…


- Quel est votre mot préféré ?

- « Dragon ». Pour moi, ça résume beaucoup d’choses : le superlatif, l’extrême, l’intense, la mythologie, le chef de la meute ou d’la horde, la subversion, le surconscient le plus délirant et l’autorité la plus grande, l’exaltation de l’esprit et du corps voire surtout l’inexistence totale ou partielle du corps si l’esprit l’demande, donc l’ubiquité. C’est quelque chose qui m’obsède, parce que le Dragon est un animal imaginaire censé être l’ancêtre animique des Hommes.

- Le mot que vous détestez le plus ?

- « Univers ». Ou « Universalisme », c’est comme on voudra. Je ne supporte pas le fait que l’on puisse cautionner que des êtres exceptionnels doivent être sacrifiés pour étendre de plus en plus une civilisation de mange-merdes où tout le monde veut avoir la même chose et où le meilleur se détériore et se dissipe, presque totalement… « de façon universelle », donc …– et j’aimerais bien vous chier d’ssus, à tout votre peuple à la con, si j’en avais la victorieuse occasion.

- Quel est le bruit que vous préférez ?

- Ha ! Le bruit que fait ta fille lorsque je lui ramone le cul ! Le cri d’orgasme d’une jeune femme en plein coït (« coït anal », évidemment, et « fusionnel » aussi, en la tenant par les bras…en poirier…) Ou alors la tendre voix d’une jolie jeune fille qui m’avouerait enfin qu’elle m’aime après tout ce que je viens déjà de dire dans ce livre à la con. Vous vous rendez compte du truc ? Ou alors mieux qu’ça : le bruit de la douche qui coule quand je suis à l’intérieur de celle-ci avec Teen Topanga qui se doigte le cul à côté de moi.

- Certes. Le bruit que vous détestez ?

- Euh, la rumeur du pot catalytique boosté d’un scooter qui passe près de moi ou près de chez moi ou alors quand je suis un bagnole avec un collègue en plein centre-ville, qu’on est complètement défoncés et qu’on entend donc le bruit à la con de ce scooter au moteur trafiqué de merde ou je ne sais quoi qui passe près de nous…C’est vraiment un bruit atroce.

- Quel est votre juron préféré ?

- « Rémo Mugnaïoni. » Voire « Mahmoud Ahmadinedjad » qui fait d’l’humour, c’est un grand comique, c’est notre nouveau De Funès ! « Il est trop fort ! » « Elevé au Ragnagna ! »

- Avez-vous un hobby ?

- Oui, bien sûr : la branlette. Y a rien de mieux dans la vie, je crois ! Au moins, comme ça, on fait à peu près c’qu’on veut, et on a pas de limousine et de manteaux d’fourrure à offrir aux salopes, ni même de calvitie à soigner. Aucun homme n’est aussi sexuellement libre qu’avec sa main droite (et la main gauche qui lui gratte les deux cousines).

- Oui, et puis il faut aussi avoir au moins Canal + ou un abonnement Internet à « Live.Jasmin », « Teens for Cash » ou « Cumshot Surprise » !

- Oui, évidemment, et aussi du PQ… Mais bien sûr, en même temps je plaisante : moi, ma seule véritable passion, c’est de voir la beauté des jeunes femmes, surtout celles de nos jours ! Il n’y a rien d’autre ou de mieux en ce bas-monde, ça j’en suis sûr à cent pour cent ! Et je persiste à dire que j’adore les jeunes femmes (mais qu’elles ne me le rendront peut-être jamais…)

- Quel autre métier que celui que vous exercez auriez-vous aimé faire ?

- Prof de français. Psychanalyste. Philosophe. J’aurais bien aimé être Nietzsche – et aussi acteur porno gratuit, et flic pourri et fasciste aussi pendant qu’on y est. Soldat de l’Armée des fumeurs de cocaïne ! Ravisseur d’Ingrid Bétancourt. Voire Pinochet, Kadhafi, Hitler, Pol Pot – ce sont mes illustres grands-pères (…j’ai un faible pour les vieux pédés qui aiment bien tuer les gens…)

- Quel autre métier n’auriez-vous voulu jamais exercer ?

- Socialiste.

- C’est un métier ?

- Ah oui, oui, i’paraît qu’c’est un métier. Ce sont des petits merdeux qui passent à la télé et qui essayent de vous faire croire qu’ils sont bienfaisants et qu’ils ont une responsabilité envers les autres ou je ne sais quoi. « Ah oui, je suis au contact des gens, du peuple, je vais sur les marchés leur mettre un thermomètre dans l’cul, tu vois, ma couille ? C’est énorme ! Et je sais pas combien coûte un ticket d’métro ! » Alors que, me concernant, fréquenter les autres, être au service de la société, « j’aime ce métier, la politique, vous savez, Monsieur Drucker ? », moi j’en ai rien à branler, de tout ce qui m’entoure. Pour moi, tous autant que vous êtes, vous valez pas une branlette ! On ferait toujours mieux de se mastuber plutôt que de faire attention à des gens comme vous. Je m’en fous du peuple, j’ai pas envie qu’on vote pour moi ! L’avenir du pays, je m’en tape ! La banquise qui fond, je m’en bats les steacks ! Les petits africains qui crèvent de faim et le désert qui avance, pourquoi j’en aurais quelque chose à foutre, nom-de-Dieu ?! Et je n’ai pas d’enfants, fort heureusement, je les ai faits tous piquer et déporter ! Et j’ai une version alternative de ce laïus édifiant pour les petits merdeux de frimeurs et de tailleurs de pipes de l’UMP.

- Vous êtes un voyou, quoi.

- Non, j’essaye de faire ce que j’veux, de me saper moi-même et de pas raconter des conneries qu’en plus je pense même pas aux gens : voilà ! Il y a tellement de connards qui disent des choses qu’ils ne pensent même pas et vous, vous les avalez – alors que moi j’en ai rien à foutre de c’que vous pensez d’moi. Et aussi j’aurais vraiment pas aimé être un comique consternant comme y’en a des dizaines qui passent maintenant à la télé sur TF8 en se croyant plus malins et lucides que les autres, vous savez ? La gougnotte se croit drôle par sa présence sur la scène et elle nous fait son one-man-show en faisant des comparatifs entre le comportement de Joey Starr et de celui de Jean D’Ormesson (et ça fait rire les gens, vraiment ?!...), ou bien c’est le gugusse qui nous parle de son atterrement au sujet des gens qui pèsent leurs aliments. C’est fou comme ces trous du cul-là dénoncent et ils ont raison ! Ah oui !... Je me demande vraiment de quelle façon et pourquoi autant de gens sont venus là pour rire, c’est dingue… Je comprends plus rien. On dirait que le naturel n’existe plus, que les gens n’existent plus, mais ils le font quand même parce qu’il faut bien l’faire, je sais pas…

- Ce que vous aimez le plus dans la vie ? What turns u on ?

- C’qui m’éclate ? Le fait de pisser. Alors attention : autrefois ce qui m’éclatait le plus dans la vie, c’était la drogue et les putes, après ça a été les somnifères et la viande de porc, et maintenant ce serait carrément de dormir et de ne plus jamais me réveiller ; et aussi d’assister, pourquoi pas ? à mon propre enterrement (en jeu-vidéo). Mais, dans l’immédiat, ce serait en fait d’éjaculer abondamment sur la gueule de ta fille qui en plus se fout d’la mienne, surtout si elle est plus jeune que moi. Miam-miam. Et si elle est mineure, sexuellement apte et consentante et que je me suis tapé récemment un apéro avec ses vieux, alors là – c’est encore mieux ! (Ben ouais, moi j’ai horreur de violer les gens…) Surtout lorsque je me rends compte en plus que ce n’est pas la première fois pour elle, c’est peut-être même la troisième fois qu’on lui gicle dessus. Du coup, de ce fait, avec de l’expérience passionnée, elle met tout son cœur à l’ouvrage devant l’objectif – et ça l’fait ! Appelez-moi « le livreur de lait » ! Y en a pour qui c’est l’macramé, l’tricot, le ski ou le fait de peindre son chien avec Mozart et d’accrocher l’tableau au-d’ssus du piano, pour moi, c’est ça, poupée, Yeah ! Et avaler est principalement une question d’talent !...Et aussi rester des semaines entières à pas dormir, à fumer toute une cartouche de britanniques d’un seul coup sans m’arrêter, à pas m’laver, à boire, à m’droguer et à écrire et aussi à passer des coups de téléphone bidon pour emmerder les gens…Et aussi j’adore regarder danser les gens : assister au spectacle du fourvoiement de la jeunesse décadente, quelle fête ! S’il y a un truc mieux que zieuter des adolescentes underage complètement cons qui se saoulent avec un entonnoir et bougent leur cul comme des chaudasses sur YouTube de mes deux, dites-le moi.

- Ce que vous aimez le moins dans la vie ?

- Prendre le métro. J’ai horreur d’y voir la tronche des gens – sauf si ce sont de jolies jeunes femmes, évidemment, là ça l’fait. Mais par-dessus tout, je hais les transports en commun, parce que, la plupart du temps quand je me déplace, je préfère sauter par la f’nêtre et voler comme Superman ! Quand j’y arrive…

- Euh…Quel personnage historique mériterait-il d’après vous de figurer sur un billet d’banque ?

- Alors là, même si le fric j’en ai pratiquement rien à branler, je tiens quand même à être sérieux deux secondes : je pense soit à Napoléon, soit à Beethoven, soit à De Vinci, et à personne d’autre…(ou peut-être à la limite Wagner ou Guillaume II…Et si j’disais Hitler, Staline, Pol Pot, Kadhafi ou Pinochet, trouveriez-vous ça drôle ?...)

- Quelle est votre drogue préférée ?

- « L’Alizé ».

- « L’Alizé » ? De quoi voulez-vous parler ?

- Mais ouais, vous savez ? « L’Alizé » ? C’est un clip de la chanteuse éponyme, là, « Lolita » à la con, qui avait alors à peine quatorze ans au moment des faits, et elle chantait aussi « J’ai pas vingt ans » avec écrit « miam-miam » sur ses hanches. Et on la voit donc chanter on ne sait plus quel amour et s’balader en pyjama blanc, pieds nus sur la moquette en laine blanche, et voltiger et faire des cabrioles au milieu des bulles de savon sur un décor rose-bonbon (« comme les miennes » !...) C’est ça ma drogue, poupée, yeah ! Voilà ! Je me drogue avec ça, bordel de Dieu ! J’adore voir et revoir ce putain de clip dont d’ailleurs j’ai une excellente version DVD...copiable en boucle. (Surtout quand elle embrasse une bulle de savon qui crève sur son visage en train de sourire et qu’on dirait même qu’on lui gicle sur la tronche.)

- En quoi voulez-vous vous réincarnez ?

- En ministre de la culture français hétérosexuel. Voilà…puis, euh…je connais une petite chinoise avec des cheveux blancs au « Big Ben » près d’Cassis qu’il t’le fait gratos si t’as pris l’autoroute à contresens juste avant. C’est toujours mieux que de s’emmerder à aller à Pattaya.

- Que voulez-vous que Dieu vous dise une fois que vous serez arrivé au Paradis ?

- Rien de spécial….je sais pas…Euh… « T’en veux ? Ici on en a d’la forte… » Ou alors c’est moi qui lui parlerais : « Euh, dis-moi, old chap : ça t’emmerderait d’essayer à ton tour de descendre, là, en bas, avec les singes ? Non parce que j’ai foutu un sacré bordel pendant que j’étais pas là, je veux dire : là-haut ». Je lui fais la bise, il passe à côté d’moi comme dans un miroir, et je le vois alors s’éloigner vers le bas avec mon passeport et je lui fais : « La concurrence va t’encore t’épuiser, Eli. » « Ouais, ouais… » « Eli ! » « Ouais, quoi ? » « Pense à sortir le chien. Au moins une fois par jour. »




 
 
 
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