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AUSTERLITZ REVIVAL 2015

  • LUDWIG VON ZEEGER
  • 29 nov. 2016
  • 35 min de lecture

AUSTERLITZ REVIVAL

(Pour le seul qui en vaille vraiment la peine :

mon ancêtre, l’illustre Napoléon Bonaparte.)

210 ans plus tard…

…Bon. Nous sommes le mercredi 2 décembre 2015, il est exactement quatre heures du matin …et, vêtu d’une robe de chambre rouge et or avec un col blanc, un pantalon noir et des bottes de cuir, je suis derechef en train d’arpenter impérieusement la surface dallée de la glaciale terrasse marseillaise de la demeure de mes parents endormis quelque part à côté un peu plus loin, déambulant concentriquement, tantôt dans le sens romain, tantôt dans le sens arabe, c’est-à-dire trigonométrique, autour de cette piscine gelée dont j’aime bien imaginer à l’occasion qu’elle serait un lac voire un océan où ma contemplation se perdrait et reviendrait toujours à elle-même – et je n’ai plus de cannabis du tout ni de cocaïne voire de Cognac, ni d’ailleurs plus aucun aide-de-camp avec qui « bivouaquer », en quelque sorte, personne… « La routine »… Quand bien même, je sais qui je suis. Et après tout ce roman picaresque scabreux et désespéré que je viens de rédiger, j’aimerais maintenant, sachant que d’ici quelques heures le soleil se lèvera, vous dire clairement ce que je pense, moi, « le branleur », « le connard », « le dépravé », « le poète maudit », « le picaro » (rejeton d’une aristocratie déchue), ce que je pense, disais-je, « en matière de politique » et surtout ce que j’espère et projette pour la France, l’Europe et « l’Empire Humain » voire « occidental », si tant est que l’on puisse les appeler ainsi. Essayons dès à présent d’être net sur mes orientations purement politiques, et je vais vous dire – si tant est que vous puissiez porter quelque intérêt à l’énumération des opinions d’un fantasque tel que moi – mon mot sur le pouvoir, sur le « Destin des Hommes » et sur « ce Monde. » Et, de ce fait, essayons d’aller à l’essentiel.

PRÉAMBULE

… Au fait, avant toutes choses, qui suis-je (le plus simplement du monde) ? Il serait temps, après tout ce que je viens déjà de vous dire dans ce roman volumineux, de me présenter ; ce serait la moindre des choses, n’est-ce pas ? Vous aurez noté que mon nom de plume est « Ludwig von Zeeger » et qu’à présent presque tout le monde m’appelle de cette façon, avec ce surnom dont j’ai souhaité à l’origine m’affubler et que je souhaite encore porter et conserver définitivement en dépit de beaucoup de choses qui en contrediraient l’usage au premier abord voire après une exploration plus approfondie de mes origines exactes, c’est-à-dire peut-être une forêt du Latium ou des Apennins originellement hantée par des loups ? Mon véritable nom est Ludovic Christophe Désiré Gonzaga Corsini ou Di Corsini. Les Corsini, Famille Impériale d’Etrurie dont je suis l’un des nombreux descendants. Mon arbre généalogique remonte jusqu’à Auguste via des familles telles que les Borgia, les Orsini, les Gonzaga, les Médicis, les Sforza, les Buonaparte et, en l’occurrence, les Corsini. Mon grand-père, Giuseppe, à l’époque de Mussolini, avait dû quitter Florence et se fut installé avec sa femme, une sicilienne, et ses enfants dans une propriété de Tunisie ; de telle sorte que mon père et moi-même ainsi que tous les autres de ce côté-ci de notre famille ne possédions plus grand’chose voire plus rien à présent que j’en parle, ni aucun titre que ce soit ; d’ailleurs, parallèlement à la précarité actuelle de mon existence, j’aurais le plus grand mal à prouver que je suis un « Prince Noir », de même certains aristocrates florentins qu’il m’est déjà arrivé çà et là de fortuitement rencontrer refuseraient-ils encore en l’état actuel des choses de reconnaître que je suis leur égal, quels que soient le dédain et la morgue qu’ils eussent pu m’exprimer à l’occasion – qu’il s’agisse d’un professeur de lettres pédéraste évoluant dans un institut passable ou d’un autre genre de petit cul-bénit surfait s’essayant à la politique. De surcroît, il est évident que le ridicule de cette situation le confine au paranoïde, c’est-à-dire à un caractère vain, gauche et maladroit, au karma ourdi d’un oligarque ruiné dont l’éventuelle « imposture sociale » serait d’autant plus vaine que l’usurpation littéraire n’en serait que plus forte.

Quand bien même – et sans avoir réellement entrepris d’autres recherches à ce sujet (parce que je ne prétends point être mon propre archéologue, dans ce cas j’aurais mieux fait de coucher avec mon prof de lettres en terminale), je me suis toujours réclamé d’un certain héritage florentin, étrusque ou romain, mon père lui-même issu de l’aura de personnages tels que Jules César, César Borgia, Laurent le Magnifique, Napoléon et même le Pape Clément XII qui s’appelait Lorenzo Corsini dont l’aïeul, Saint-André de Corsini, né à Florence au quatorzième siècle, était la meilleure répétition sacerdotale que l’on pusse en concevoir. La légende raconte que mon ancêtre fut envoyé par Dieu sur Terre pour inviter les hommes au culte de la Vierge (d’ailleurs, « Corsini » est un patronyme liturgique, purement catholique romain apostolique, qui signifie en italien médiéval « Avec l’aide de Dieu » voire « Celui qui demande le soutien de la Déité ».) Adolescent, André fut élevé par une mère très pieuse. A l’approche de l’âge adulte, il devint un garçon robuste, vif et exubérant. Puis, entraîné peu à peu dans un étrange cercle de relations intimes sulfureuses, il glissa rapidement vers un monde de vice, d’incivilité et de débauche. D’ailleurs, bien avant sa naissance, un présage mystique fit connaître ce qu'il devait être un jour : pendant que sa mère le portait encore, elle fit un songe durant lequel elle apprit qu’André serait un « loup » qu’elle mettrait au monde, qu’elle enfanterait un « loup ». Et la légende prétendait aussi que celui-ci, se dirigeant alors vers la maison des Carmes à l’âge adulte, se changerait soudain en agneau ou en ange sous le vestibule de leur église familiale. Sa jeunesse reçut une éducation conforme à son rang cependant qu’il se laissât aller à un certain désordre moral et relationnel, malgré les fréquentes remontrances de sa mère et le fait qu’il eût été voué, disait-on, à un « Amour Divin. » Plus tard, le miracle fut supposé s’être produit : en effet, après avoir gaspillé sa jeunesse de riche seigneur florentin dans le jeu, l’alcool et la dépravation, allant même jusqu'à outrager ses géniteurs, mon ancêtre lointain se convertit, fit profession de foi et entra donc dans l'Ordre des Carmes où il fut préposé à son gouvernement en Toscane. Par humilité et repentir, il allait alors mendier dans les rues, conspué à présent par ceux qui l'avaient jadis connu et qui avaient pourtant aimé à l’occasion son côté festif, bon vivant et excessif qui dès lors ne se manifestait plus. Quelles que furent ces entrefaites, l'église de Fiesole, devenue veuve de son pasteur, le choisit pour évêque. Il n'accepta cette charge que pour, disait-il, ne point s'opposer à la volonté du Seigneur, si bien qu’il remplît pareille mission avec zèle et toute la sollicitude pastorale dont il pouvait disposer. Envoyé par Urbain V en qualité de légat pour apaiser les troubles civils de Bologne, il éteignit, avec une souveraine prudence, les haines mortelles qui en divisaient les citoyens. Épuisé par la souffrance et des travaux assidus, il s'endormit dans la paix, en l'an de grâce 1373, âgé de soixante et onze ans. Urbain VIII l'inscrivit par la suite au nombre des Saints Catholiques Romains. Protecteur des pauvres, il fut aussi l'apôtre de la réconciliation et de la paix entre les villes italiennes qui se déchiraient en Romagne et en Etrurie et laissa à sa mort la réputation d’un thaumaturge. Depuis 1969, son culte n'est plus seulement étendu à l'Eglise universelle mais est reconnu par toutes les Eglises locales. Toutefois, hormis le fait que non seulement cette origine personnelle purement toscane et catholique me séduise, il est vrai, et aussi en-dehors du fait que cette étonnante histoire « d’enfant-loup » – que j’ai apprise il y a peu en relisant la préface d’une rare et ancienne version académique de « La Divine Comédie » de Dante – ne soit certainement pas anodine dans mon ouvrage, je ne me suis, à proprement parler, que rarement senti « italien »…(je me suis même souvent vu davantage en Gréco-Romain de l’Antiquité ou en païen, certes, plutôt qu’en « italiote médiéval… »)

En effet, – curieusement – je me suis toujours senti plus « allemand » qu’autre chose, sentiment de confusion identitaire dû à mon métissage européen qui a souvent causé la perplexité de mon père, jugeant ma germanophilie exagérée. En effet, mon géniteur revendique fortement son italianisme et demeure un admirateur indéracinable de l’Empire Romain dont il aime à revoir le plus fréquemment possible toutes les innombrables anecdotes mises en scène à l’occasion…(« Viens, fiston, on va se revoir la séquence de présentation de « Gladiator » où Maximus affronte les Teutons...) Avec ses parents respectifs, son frère aîné et ses deux sœurs cadettes, mon pater vécut en Tunisie le même genre de séjour que j’avais moi-même passé durant mes presque dix années saoudiennes où il n’était plus dès lors vraiment question de se considérer comme « provençal » ou « marseillais »…(et mon père ne se reconnaît guère dans la nationalité française actuelle, et Marseille n’est pour lui qu’une province de plus, hormis son attachement à l’OM dont nous ne ratons aucun match.) Et, relativement à cette infirmation, si le créateur de mes jours se retrouve intimement dans ce qu’il appelle la Roma Victor, j’approuve néanmoins une telle origine, bien que je veuille chercher plus loin encore. Plusieurs choses : premièrement, mon grand-père maternel, (Edmond) avait des origines vaguement autrichiennes – et aussi slaves, ibériques voire sud-américaines. Il était né en Côte-d’Ivoire et son père déjà était déjà lui-même né en Argentine. Mon arrière-grand-père était un homme dont on m’a souvent décrit la personnalité abusive : buveur, fumeur, noceur, joueur, voleur, truqueur, tricheur, bagarreur, coureur ou « homme à femmes » – il avait tous les vices d’un germano-latino-américain de mère autochtone et son caractère fut la répétition générale de celle de son fils aîné qui toutefois n’en reproduisit point toute la gamme des caractères. Maurizio, m’avait-on raconté, fumait tellement qu’il avait failli un jour finir calciné dans son lit à Buenos Aires, sa ville natale qu’il avait pour habitude de souvent quitter afin de traverser certains empires coloniaux de l’Occident qui le faisaient se retrouver avec sa nombreuse famille métisse dans des terres africaines, par exemple, où mon grand-père avait vu le jour, au cœur d’une banlieue d’Abidjan dont la sage-femme négroïde, voyant aussitôt la blondeur de l’enfant, proclama celui-ci « fils du soleil. » Très jeune, Edmond se révéla excellent en mathématiques, fit des études en ce sens et devint par la suite un remarquable et adroit expert-comptable qui aurait pu jongler avec n’importe quelles factures, bordereaux ou relevés dans la compagnie nord-africaine où il exerçait alors ses talents de prestidigitateur du chiffre. En effet, il s’était installé plus tard à Oran, en Algérie où, à force de rôder, de courir le jupon et de tergiverser, il rencontra et épousa tout de même Lucette Passarro, fille italo-franco-germano-espagnole d’un propriétaire de bars de la ville. Leur mariage, au cours de ces quelques fugaces années oranaises (c’est-à-dire jusqu’à l’indépendance du Maghreb), fut assez tourmenté, je dois dire, et foisonnait çà et là de disputes indicibles et incompréhensibles, qui, la plupart du temps, survenaient au gré des heurs de cette famille de pieds-noirs dont la tonalité et l’humeur pouvaient être comparées à celles de personnages élucubratoires de certains films tragiques, à celles d’un foyer brisé qui se reconstituait sempiternellement dans une heureuse mesure, à celle des Hommes qui ne sont hélas pas autre chose que ce qu’ils sont. Triviaux, inéluctables, étroits, désuets, certes, mais aussi paniquards, brouillons, irascibles, versatiles, superstitieux, fouillis, maniaques, pathétiques, contrariés, antinomiques, théâtraux bien qu’impassiblement réels, sans autre artifice d’une lumière qui serait feinte sur eux. Et mon grand-père maternel, qui n’avait jamais joué, bu ou fumé, avait toujours eu des maîtresses de partout, courait le jupon à en perdre haleine et s’entourait à l’occasion d’une petite cour de jeunes gens sublimes qui suscitaient maintes jalousies et interrogations dans son entourage, à l’image du père, inefficace, sporadique, offusqué et violent qu’il a souvent été. Toute sa vie, il a triché, truqué, combiné, menti, même à mon géniteur qui ne lui avait jamais vraiment fait confiance d’un point de vue de quelques affaires pécunières qui se révélèrent parfaitement obscures et sans lendemain. Il menait une double vie, telle une mauvaise caricature de super-héros qu’il n’aura jamais été pour personne – un « anti-héros ». Il passait un temps plus ou moins calculé avec sa famille, comme tout le monde, puis allait aussitôt voir ailleurs s’il y était, de manière très bien organisée et goupillée, entre les deux repas d’une même journée, par exemple, et personne ou presque n’en savait rien. Edmond pouvait très bien être en fait l’inverse de ce qu’il représentait et prétendait être et chacun d’entre nous l’ignorait ou faisait semblant de l’ignorer. Il voulait jouer sur plusieurs tableaux à la fois, participer à tous les systèmes sans en intégrer un seul en même temps, et, jusqu’à un point qu’il n’est pas ici nécessaire de préciser, il y était parvenu avec succès. Il aurait très bien pu faire partie des jeunesses hitlériennes avant d’intégrer l’O.A.S. en Algérie Française et ne jamais se faire prendre à la fin de la guerre, toujours blanc comme neige, toujours à nourrir ses dizaines de chats jusqu’à l’aube, il adorait les chats ; et il était prêt à les attendre en pyjama à trois heures du matin, accroupi sur une gouttière à quinze mètres au-dessus du vide dans le but de les sustanter un par un – et il me fait désormais penser à un chat. Un chat qui retombait toujours sur ses pattes. Un névrosé qui avait toujours tout cloisonné, dissimulé, combiné, calculé et omis, et qui s’en sortirait toujours, cultivant dès lors le mystère imprescriptible de sa persona dont la fiction que l’on put en établir ne serait jamais que la plus fugace des galéjades. Enfant, j’étais – et je le suis encore maintenant – admiratif devant l’bonhomme, avec son accent pied-noir ineffable et inimitable, lequel me rendait visite avec sa luxueuse Peugeot, me semblait-il, et qui votait Le Pen avec fierté pour emmerder le monde entier, indifférent du fait de se faire mal voir de qui que ce fût. Bien qu’il fût si difficile à vivre avec les siens et quoi que l’on puisse à présent médire à son sujet, je conserve de lui une aura dont je connais bien la couleur, celle d’un « rouge », vif et insondable, un « red » étant lui-même dans la force de ce monde tout en se retenant de vivre au-delà pour s’assurer la raison et la stabilité des êtres les plus rusés qui ne seront jamais pris pour des fous. (« Nous sommes relativement de sempiternelles énigmes les uns pour les autres… »)

Et donc, un après-midi de l’été 2006, alors que je regardais avec attention dans le salon du premier étage de ma demeure un documentaire sur Mai 68 via l’installation audio-vidéo, je surpris un chat qui fut entré par une fenêtre laissée entr’ouverte et qui s’était introduit jusque dans la cuisine pour y dérober la pitance de mon second sharpei. Celui-ci, s’étant su pris sur le fait comme j’y vins me servir à boire, déguerpit avec frousse en un éclair par cette même fenêtre, et, bizarrement, informellement, je décidai sur-le-champ d’appeler mon grand-père maternel, histoire de voir s’il n’était point mort. Le numéro, quoique rayé de la liste sur le calepin de ma génitrice par probablement celle-ci, était un tant soit peu lisible et marchait encore. Et ce fut la maîtresse de mon grand-père, un peu gênée, qui me répondit en premier. « Oui, attendez, je vous le passe… » Il n’avait pas changé, « le vieux », toujours un hableur avec son accent du « Coup de Sirocco », toujours un « fascistoïde » truculent qui distillait ses conseils vivaces sans aucun débouché concret malgré cette vaste pertinence qui le caractérisait (ses propos occupaient lestement l’immensité d’un terrain où de telles vaines réparties se perdaient pêle-mêle tout en se corroborant.) Toujours un roublard, un gueulard, un sacré numéro ; je me serais presque cru en train de parler à une espèce de Don Salluste joué par De Funès que tout-à-coup je retrouvai avec une joie aussi impromptue que patente – et qui plus est de mon propre chef – au cours de ce petit épisode téléphonique improvisé où notamment je l’entendis à travers le combiné enguirlander sa concubine (du style :« Mais qu’est-ce que tu nous fais chier avec cette plante à la con ! Vas-y ! Mets-là sur le rebord de la fenêtre qu’on en parle plus, la purée !... ») Je devais le revoir une dernière fois avec mes cousins, Goethe et Tib, nous avions prévu une visite de ce genre durant laquelle nous aurions été ravis de nous imprégner de la pugnacité de cet étrange protagoniste qu’était notre grand-père ; mais il est mort récemment naturellement sans que je pusse lui parler et l’écouter derechef. Enfin et malheureusement, le secret de cet être, si contradictoire, ambigu et borné, a été ainsi impitoyablement dispersé, sans aucune cérémonie officielle et sans aucun avertissement au préalable, aux quatre vents du Golfe du Lion. Je dois avouer que je regrette sa disparition du fait d’une méconnaissance irréparable de ma part et je voulais profiter de son évocation pour lui rendre en ces quelques pages un petit hommage qui, me semble-t-il, n’est point déplacé ou dénué de sens dans « mon autobiographie de picaros. » J’aimais chez cet homme nuancé son espèce de mélange d’ibérisme de petites gens et de germanicité curieusement contrariée et exotique qu’un jour j’aimerais totalement comprendre de la bouche de je n’sais quelle personne qui pourrait indéfiniment m’évoquer son souvenir, lequel, en l’occurrence, est surtout devenu mythique à mes yeux, derechef mystérieusement, à cause du peu d’informations que j’ai réussi en tout et pour tout à glaner à son sujet, qui plus est de sa propre bouche.

Cela dit, après avoir notifié plus ou moins clairement ces quelques éclaircissements au sujet d’une partie de ma famille, j’en viens maintenant au second point de cette étymologie : Pourquoi « Ludwig von Zeeger » voire pourquoi « Ludwig von Riddicks » ? Il s’agit en fait d’une anagramme de « Ludovic Corsini » à laquelle j’ai ajouté un « D » comme « Dragon » et un « K » comme « Kaiser », puis transformé « Ludovic » en « Ludwig », par référence à Beethoven, naturlich, qui est un personnage que j’estime très proche du mien, ne serait-ce qu’au niveau de la taille physique, comme n’importe qui pourrait s’en rendre compte. Pourquoi « Ridd » ? C’est à cause d’un chanteur new-yorkais légendaire des années soixante-dix, un survivant musical de la drogue dure et un poète rock que je vénère au plus haut point : Lou Reed. Du coup, l’un de mes surnoms avait surgi (et mon grand-père maternel récalcitrant ne s’appelait naturlich point « Riddicks » en dépit de ce que j’ai pu dire même à des amis intimes. Mais, un soir, en feuilletant avec mes parents des albums de photos de famille du début du vingtième siècle, j’avais vu le passeport de la mère d’Edmond qui s’appelait « Frida Sieger » ; et ainsi j’eus trouvé mon véritable nom : « Zeeger », ce qui signifie phonétiquement « Vainqueur » en allemand. Troisièmement : j’aimerais vous rappeler l’histoire de l’Armée Romaine du Dragon au premier siècle après J.C. qui comptait dans ses rangs beaucoup de tedeschi qui avait pour habitude de latiniser leur nom, tels Siegfried ou Arménius. Cette allégorie antique qui tourne, dans une vision très confuse d’ailleurs, autour de cette armée maudite sous Auguste, de ce trésor perdu dans le Rhin et de ces combattants germano-romains m’a toujours fasciné (via Wagner dans son « Crépuscule des Dieux ») au point que j’avais alors trouvé normal que moi, qui suis de race et de culture romaines, puisse m’approprier de tels surnoms dignes des germains ou des gallo-romains (et il ne faut pas oublier que l’une des spécialités des aristocrates romains était d’avoir des noms à rallonge ; je pourrais très bien m’appeler complètement : « Ludovic Christophe Désiré Gonzaga Riddicks Hess Wolgang Richard Freeman von Zeeger », si cela m’était possible.) Enfin, quatrièmement, il y a aussi quelque chose qui peut très bien n’être qu’une coïncidence de plus, certes, et je concluerais là-dessus : le héros joué par Vin Diesel dans ses films de science-fiction s’appelle Richard Riddick, et, à l’époque où j’avais trouvé mon premier pseudonyme à partir d’une anagramme, le personnage de bandes dessinées aux événements martiaux et aux faits déchaînés dont il est question n’existait pas encore et je me sens bizarrement, je dois dire, très proche de l’univers et de l’individualisme forcené de ce character anarchisant presque délinquant (que l’on appelle aussi un « furien ») qui, dans le second opus de ses chroniques, finit par devenir le Haut-Commandeur après avoir tué celui-ci, comme dans un mythe celte ou heroïc-fantasy où César assassiné au sein de ses troupes se réincarnerait, en quelque sorte, en son propre meurtrier. Le « S » signifiant la pluralité du substantif dans le langage anglo-saxon que j’ai donc rajouté à la fin signifierait dès lors qu’il y aurait plusieurs « Riddick » en un seul acteur à la fois et que cette contingence affecterait – non sans une certaine équivoque que vous pourriez deviner, of course – tous les niveaux de la compréhension des divers éléments structurels de ce personnage double dont nonobstant le vrai nom de plume restera « von Zeeger » et non « Riddicks. », cet anarchiste conservateur, punk, obsédé sexuel et fou furieux qui se fout absolument de tout et qui sommeille de temps à autre en moi… (Et je sais aussi fort bien que je suis venu au monde « schizophrène » et « paranoïaque », comme les autres le disent si bien, – et je suis fier de l’être…)



DÉVELOPPEMENT

(Critique Globale de la Modernité)

« Les événements font toujours

beaucoup plus de traîtres que les opinions. »

François-René, Vicomte de Châteaubriand.

Après avoir établi ce petit historique pratiquement « familial », je dois admettre maintenant que, d’un point de vue de la confession religieuse, je ne saurais guère me situer en tant que « chrétien » ou autre chose d’un genre semblable (et encore moins comme « musulman. ») Il n’est guère de mystère quant au fait que je déteste tout ce qui est « doctrine » et que j’aurais rêvé d’un monde où la religion n’existe pas (ou alors d’un monde où la religion serait évidemment si omniprésente qu’elle ne serait un problème pour personne, mais ce n’est pas le cas et cela n’a aucun sens de toute façon.... JE SUIS PAÏEN.) Et seul Wagner avait vu juste avec son théâtre : « La Religion et l’Art sont étroitement liés… », rien de plus. Les religieux ne devraient se considérer de part et d’autre que comme des sortes de poètes circonscrivant la vie tout en la célébrant ; le fait de la réglementer au nom de ce qui est « sacré » est une blague. De plus, de quel « Sacré » parlons-nous dans une société comme la nôtre ? La religion constitue l’imagerie du Mythe, du Culte et de la Parole uniquement poétiques. Tous les hommes sont potentiellement le Christ se sacrifiant ou David affrontant Goliath à partir du moment où ils tentent d’exhorter à la Vertu, à l’occasion de mouvements humains et au travers de la mise en scène du spectacle de leurs goûts et de leurs volontés, qu’ils soient éternels ou non. Le moindre des hommes qui agit et s’exprime veut prouver sa bienveillance et son intelligence auprès de ceux qui assistent aux frasques et aux exploits du phénomène que l’on nomme « Destin. » Cela ne veut pas dire, par exemple, que Mahomet avait tort ou raison dans ses prescriptions ; cela signifie que Mahomet est encore aujourd’hui un spectacle et que ce spectacle nourrit nos êtres qui ont besoin de croire parce que, de toute façon, la Certitude n’est pas de ce monde, même pour les musulmans qui ont beau s’exciter et faire du bruit. En outre, si Mahomet exerçait sa foi et parcourait son chemin actuellement, tout le monde d’un tant soit peu évolué s’interrogerait au sujet de cette espèce de schizophrène mystique cloîtré qui redoute la pulsion sexuelle tout en se l’octroyant de façon privée, comme vous savez. De mon point de vue, la religion renvoit à des formes de psychose collective plus ou moins sincèrement déclarée et signifiée – et celui qui s’en aperçoit est encore plus fou et bon à enfermer que les autres et il a totalement raison, à l’image de Sade, Freud, Nietzsche, Lautréamont qui ont combattu le culte du Dieu Unique. Quant à moi, je me réclame des nombreuses légendes celtes, romaines et grecques – je suis un européen de l’Antiquité, amoureux de ces dieux-là, plus proches, me semble-t-il, des mortels que d’autres que l’on dit « universels », je veux parler de ces superbes guerrières arrogantes et scabreuses, de ces Aèdes ivres, drôles et forts qui parcouraient la lande, de toute cette icônographie complexe et multiple qui n’a rien à voir moralement avec le monothéisme dès l’avènement de Moïse contre les Pharaons. La plupart de mes constructions de l’Esprit et de l’Art se basent spécifiquement sur des matrices perceptuelles issues de ces univers polydéiques où la façon de penser et d’envisager la réalité ne ressemblait même pas à quelque chose que l’on pourrait qualifier de « moderne » à ce jour, cette époque contemporaine qui m’aura pourtant permis de rejaillir au sein de cet ensemble d’habitants de la Terre dont on dit qu’ils se « communautarisent », le terme est affreux ! A l’instar de cette incurie sociale que n’importe qui peut constater, je crois en un « un Empire Européen », qui plus est « un Empire Occidental. » Et, quoique je sois relativement désœuvré et voué à l’errance, je suis fier d’être l’héritier de cet empire gréco-romain antique qui définit tout mon propos, tous mes actes, aussi outrageux et surréels qu’ils aient pu être, ainsi que mon unique stature, tout illusoire et fantoche soit-elle. Je suis fier d’être ce que je suis, c’est-à-dire Pétrone, Horace, Ovide, Sénèque, Tacite, Lucrèce, Virgile, Suétone…« Un original », « un singulier », « un loubard romain », aussi bien qu’un fils de Morrigane, Déesse de la Mort et de la Guerre, identité gauloise que je revendique et qui explique naturlich ma germanophilie, mon nietzschéisme de vieil européen académique se faisant une certaine idée ou estimation contrariée de notre époque moderne, de cette « ère de progrès », indigne, humiliante et arbitraire, qui voit encore journalièrement ma déchéance consternée.

Ma vision de la politique est immédiatement, irrémédiablement, anti-démocratique : je m’oppose aux suffrages, pas de votes et pas de parlement, rien, on ne demande son avis à personne et on ne consulte personne…Uniquement celui qui prétend descendre des Dieux doit gouverner cet ensemble d’agrégations difformes que l’on désigne comme étant « l’Humanité. » De plus, seul un coup d’état s’effectuant de façon violente, transgressive, au détriment de la majorité, peut faire rétablir la souveraineté d’une civilisation dirigée par les Hommes d’Exception. Ni droite, ni gauche, ni extrême-droite, ni extrême-gauche, aucun clivage (et surtout pas de centre), tout doit être basé sur la victoire de l’Armée d’un pays donné et de l’Esprit Militaire et gonfalonnier sur la société qui serait alors uniquement régie, je le répète, par les Hommes d’Exception, les Oligarques, comme disait Nietzsche ; parce qu’il n’est pas nécessaire de bénéficier de la popularité et du suffrage des autres pour définir la suprématie d’une nation à l’encontre de l’aplanissement éhonté d’une société contemporaine que n’importe qui peut constater, le plus faible comme le plus fort. Il s’agit pour moi d’esquisser l’Ethique de l’Empire, l’Empire français, puis européen, et mondial. Les trois stades politiques de la France sont : Ancien Régime, Révolution et Empire républicain d’inspiration bonapartesque. Tels sont les trois états consécutifs et essentiels de la vie politique française, qui plus est « européenne. »

Parallèlement à ce que je suis en train d’évoquer, je souhaiterais applaudir les récentes tentatives médiatiques du Professeur Jean-Paul Brighelli de Montpellier qui lui ont permis il y a déjà quelques temps de faire entendre sa voix et dont les interventions télévisuelles dirigées contre le marasme moderne m’ont complètement intrigué depuis un certain nombre d’années et fait sortir d’une torpeur insoupçonnée dont je ne croyais plus la délivrance possible. Il a parlé, à juste titre, du dysfonctionnement de notre système d'éducation, « d’une fabrique de crétins ». Ce n’est là qu’une partie du problème et non des moindres. Il est vrai que si notre société est confronté à un problème comme celui de l'éducation, cette question-là est évidemment à la base de tous les autres cas de figure qui peuvent se présenter. Néanmoins j’émettrais une réserve en avançant plutôt la thèse toute simple que notre lettré n’a pas compris que « notre société ne crée pas de crétins », ces « crétins » n’ont besoin de personne pour l’être ou le devenir. C’est déjà parce qu’ils sont eux-mêmes l’effet d’une civilisation idiosyncratique décadente que l’on en vient à croire que le système éducatif les fabriquerait de surcroît ou les encouragerait à rester tels qu’ils sont. En effet, notre société, à l'image de toutes les autres de cet « univers humain », est soumise au relativisme de la pensée, des estimations morales et du comportement, que ce soit psychologiquement parlant ou pas, la question est ouverte à toutes les supputations les plus indéfinies et mon point de vue peut très bien n’avoir pas plus de valeur que celui des autres qui évoluent ou tentent d’évoluer autour de moi. Le cosmopolitisme tel qu’il est actuellement exhorté n’est qu’un système de société où la plupart des hommes deviennent des espèces de « nains » d’un point de vue de la personnalité, lesquels, « gnomes psychiques », feraient donc partie de ce qui est devenu un « village planétaire » où tout de plus en plus se rétrécit et se miniaturise, où ces « villageois » affamés (qui sont même prêts à faire se reproduire artificiellement les animaux entre eux pour mieux donner à manger à tout l’monde) manquent de plus en d’espace et au sein duquel toutes les informations les plus diverses et creuses circulent de façon à ce que tout l’monde finisse par se connaître et que cette conscience pourtant n’aboutisse à rien en même temps, ce dans la plus grande des banalités – et c’est ce que l’on appelle maintenant la « transparence », « la citoyenneté » et la « démocratie » alors que cela n’a déjà plus aucun sens. Et, en l’occurrence, je ne veux point faire partie d’un tel « village » ! Dans une telle confusion civilisationnelle, ce relativisme et ce rétrécissement de la pensée actuelle – où le savoir technique importe plus que le savoir éthique – ramènent inlassablement la moindre personne – et pas seulement des élèves – à des formes de vacuité casuistique et de « nivellement par le bas » dont nous parle l’extrême-droite en une « médiocratie » qui traduit le fait avéré que la hiérarchie naturelle des Hommes n’existe plus, qu'elle a été brisée et pervertie par l’incurie émanant d'un « caractère égalitaire » étant l'antithèse de Nietzsche (…« Les hommes en fait ne sont pas égaux ; nous sommes tous tellement différents que nous ne pouvons que nous affronter avec nos différences et la concorde entre les êtres est en fait impossible à obtenir … » « Seul le conflit en est la vérité ») – tout cela étant l’ambivalence majeure et aléatoire d’une vision soit specifiée et accessoirement polyvalente, soit immensément incalculable et vaine qui renvoit à la paranoïa progressiviste, à l’errance implacable des uns et des autres dans la sphère présente et à l’enfermement collectif dans la violence des individualismes qui dès lors se réclament du « communautarisme. »

Donc, pas d'Empire possible, puisqu’il faut considérer qu’à côté de l'Empire plausible, il y a l’ « Empire qui n'existe pas », c’est-à-dire « Dieu » : la Morale, la Religion, la « Démocratie », le suffrage universel qui ne devrait être utilisé qu'en cas d’extrême mesure référendaire et non pas comme un impératif de plébiscite – et nous sommes pourtant persuadés du contraire, c'est-à-dire que nous agissons avec la croyance commune que « cet Empire qui n’existe pas » est bel et bien celui qui existe, qu’il soit européen, américain, russe, arabe ou chinois. De plus, si l’on doit parler de la naissance d’un empire et son impératif, la seule logique possible d’un tel pouvoir est celle du « Loup », cet animal sauvage proche du chien et appartenant finalement au désert, considéré malfaisant, solitaire quoique solidaire, lequel créé un Empire à partir de sa propre errance. Pourquoi ne pas imaginer de la sorte que notre époque ne serait qu’un test, un examen, une mise à l’épreuve, une ordalie barbare dont la seule forme de devenir serait le crime ? Pourquoi ne pas estimer que c’est ce passage-là – et uniquement la signification de ce passage – qui détermine l’accession, la valeur intrinsèque et la fondation spirituelle profonde de cet Empire, c’est-à-dire la « Vraie Liberté », liberté à l'égard de toutes les opinions et surtout de celle que l’on se fait de soi-même. C'est dans le désordre et le hasard d’une époque comme la nôtre que doit jaillir la véracité d’un peuple qui doit se construire une identité forte malgré tous les obstacles qu’on lui dresse afin d’en fourvoyer l’indice de sa puissance la plus intime. Le Loup Romain, finalement, ne symbolise que l’existence de l'Individu, qui, d'ores et déjà dépossédé de lui-même et ainsi étant revenu à l’état sauvage, subsiste comme la clé du retour indéfini de cet Empire et de son accomplissement dans les faits réels de la modernité « médiocratique » dont il dispose et dont il est en fait issu malgré lui. Cet Empire, encore imaginaire – qui n’est point un « Etat » au sens pur – se projette lui-même comme le prisme brutal d’une congrégation de patries rassemblées sous une idée commune et une mise en exergue semblable de valeurs fantastiques dépassant les simples seuils et cadres de l’Europe. Une entité ultime dont le pouvoir ne doit être détenu que par les fameux Hommes d'Exception nietzschéens, une oligarchie « dont le temps du grand mépris à l’égard de ce qui est veule, inacceptable et indigne du moindre intérêt est arrivé ». Celui qui transgresse, ce n’est pas l’Homme du peuple ni le malfaiteur, c’est uniquement le Prince qui en a le droit et c’est le Prince qui permet de le tolérer dans sa ville (Machiavel.) Celui qui croit l’inverse de ce que je viens de dire ne se rend pas compte que l’éventuel « anarchiste » pense de cette façon uniquement parce qu’on lui a appris à réflechir et à estimer le réel avec les valeurs et le point de vue des autres, c’est-à-dire d’une classe dominante parmi d’autres dans une cité humaine où, depuis très longtemps déjà, « Dieu est mort avec ses outrageurs » et où « …seulement faire outrage aux habitants de la Terre maintenant est le plus grand de tous les crimes. »

Déjà tout s’est perdu : il n’y a plus de peuple, il n’y a plus de pays et de régions ni de religions propres à chaque contrée – et il n’y a plus de race foncièrement. De même bientôt il n’y aura plus de langue, la langue française est pratiquement déjà morte, ainsi que pas mal d’autres – et à contrario de l’anglo-américain qui reste la langue des « Marchands du Temple » où plus rien ne vaut d’ailleurs la peine d’être vendu, excepté aux pourceaux, à ceux qui consomment cette réalité socio-politique. Communément, on peut d’ores et déjà tout sacrifier au nom d’une autonomie capitalisante et d’une efficacité pécunière des individus qu’eux-mêmes ne s’expliquent même pas, pareillement au fait que nous puissions être vraiment responsables de notre succès, alors qu’il n’en est rien. Tous les moyens sont bons pour l’accession à une sécurité et à un confort abrutissants cependant que le parti pris et le contenu demeurent absents et que la particularité la plus signifiante soit méprisée ; et, cette fête hollywoodienne perpétuelle qu’on nous promeut, cet esprit « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » que l’on peut voir tous les jours notamment sur les médias actuels est un spectacle odieux d’aveuglement généralement souhaité, collectivement consenti au travers de la futilité de ce que deviennent les soi-disant « citoyens. »

De plus, le problème du fameux « métissage » interculturel dont on nous parle tout le temps et dont on nous vante les mérites, ainsi que je n’sais quelle « tolérance », « richesse » ou « bon esprit bafoué par d’éventuels opresseurs sempiternels » ne consiste même pas en ce qu’il serait une mauvaise chose en soi de « se mélanger », mais il faudrait dire : « Se mélanger de cette façon pour aboutir à quoi » ? A encore plus de perte au niveau du sentiment humain, à encore moins de qualité de la personnalité et davantage de médiocrité, de suffisance et d’indifférence, à encore plus de cécité et de détérioration successive de l’identité humaine… !? (D’ailleurs, en tant que « métis européen » italien, autrichien, sicilien, espagnol et allemand, j’en suis la preuve moi aussi. « …Qu’un sang impur abreuve nos sillons… », comme il est dit dans « La Marseillaise », n’est-ce pas ? Bien que mon métissage ne soit pas le même que celui des autres qui pourraient être des africains jouant au foot.) Tout cela pour aboutir à un monde où l’on ne pense plus qu’à consommer, sans plus aucun égard pour le reste qui pourtant nous avait définis jusqu’à présent : les peuples, les régions, les pays, les coutumes, les mythes, la nature, le climat et ses fines nuances qui se réfèrent au niveau de la culture des êtres et de leur habitat, sans omettre l’existence des langues qui sont alors littéralement « pillées », bafouées aujourd’hui et peuvent très bien ne plus avoir aucune importance dans une telle considération économique de ce que l’on appelle « la civilisation » encore à ce jour. La nationalité, par exemple, ne veut plus rien dire, et vous seriez étonnés de voir à quel point toutes ces choses-là dont je parle peuvent fort bien complaisamment disparaître au nom du profit qui méprise la vraie richesse des différences. « Tout est bon pour faire du fric, le reste on s’en fout…Seul former une société de plus en plus grande et « élargie » compte. Et les exceptions que composent quand bien même les uns et les autres sont négligées et reléguées, indistinctement… » : on oblige les gens à penser de la sorte, et on ne peut guère faire autre chose que de les rendre encore plus égoïstes et suffisants, individualistes et « communautaires » par défaut de connaissance de la seule véritable « Entité. » Qui plus est, si l’on considère la présence de toutes ces différences incontournables entre les uns et les autres, comment peut-on encore s’étonner de l’incompatibilité qui existe profondément entre les membres d’une même « société » actuelle soi-disant si ouverte, « égalitaire » et « tolérante » ? Où est l’Unité ?! De cette façon, l’indigence vraisemblable de cette « personnalité moderne et démocratique » est non seulement la preuve matérielle, nécessaire et impérative de l'obligation du retour de cet Empire utopique dont je parle mais aussi celle de la survivance de l'individu qui est à l’image plus ou moins concrète de ce que la société de son temps a hélas fait de lui… – le reste n’est que bavardages naïfs, triviaux et affligeants que n’importe quel crétin peut quotidiennement constater et auxquels il peut de même participer. Et « votre propos vaudra aussi bien que celui d’un autre… », voilà ce à quoi nous sommes réduits. Il n’y aucune responsabilité, ni aucune autonomie, ni aucune intentionnalité – même la Volonté ne passe plus dans ce magma de réalités qu’est devenu notre monde, un monde où tout nécessairement se vaut et où le rapport au sacré a disparu…

D’ailleurs, laissez-moi derechef vous exposer quelques idées de la part de mon penseur de prédilection, mon cher Nietzsche (complètement remixées par mes soins, bien sûr) : « La crise existentielle – qui débute vers le milieu du dix-huitième siècle en annonçant la fin de l’ancien féodalisme et qui précède l’ère industrielle – débouche donc sur le nihilisme, c’est-à-dire sur le culte de l’Etat – « le Monstre Froid » (qui est la négation faite à la véritable politique) –, sur un « épuisement progressif de la vie humaine », une détérioration des plus hautes valeurs qualifiables au nom d’un élargissement éhonté de la sphère socio-politique sans aucune autre raison fondamentale que cet élargissement indéfini en lui-même. Entre-temps, « quelque chose s’est brisé. » Le seul véritable sentiment fondateur s’est perdu au cours de cette soi-disant « évolution » ou « révolution », et désormais le naturel ne reviendra plus. Cette coupure, inscrite vis-à-vis de l’Ancien Régime – lequel était jusqu’alors perçu comme un système de valeurs tout à fait évident et naturel (quoique décrié comme abusif) –, s’exprime dans la plupart des cas par une forme d’agitation frénétique sans capacité de jouir royalement de l’otium en même temps. Anxiété irrésoluble de la part de n’importe quel membre du corps social dont la révision pluralisée qu’il se fait de lui-même accélère le processus d’affaiblissement du corps et de la conscience et configure tout un rituel d’éléments spécialisés, poussés à l’extrême et fractaux, aménagés suivant l’arbitraire afin de compenser un tel état d’épuisement nerveux et d’extinction programmée du Moi, de mise à mort planifiée et presque totalement suivie et poursuivie du Moi. Contemporainement, la mise perpétuelle en schémas et en représentations de toute l’existence humaine – c’est à dire davantage la fascination pour la vision de la compléxité des structures et des mécanismes en eux-mêmes que la compréhension que l’on devrait avoir de cette compléxité si chatoyante (le mauvais Cinéma américain actuel en est l’un des exemples les plus frappants) – est l’indice patent que nos « sociétés » ne forment plus ni des « corps », ni des « esprits », ni des « élites », mais constituent des « conglomérats de tchandalas » (c’est-à-dire des « sous-hommes », des « marginaux », des « quérulants » voire des « esclaves », des « nains » ou des lobotomisés) dont les uns et les autres s’accordent aléatoirement à en reconnaître la faiblesse notamment par des comportements de pseudo-émulation et de simplification forcée qui n’expriment plus la vie mais simplement le désir d’exprimer la réalité « pour ce qu’elle est. » Réalité débarrassée de l’instinct primordial qui l’avait pourtant engendrée, comme escamotée pour être réécrite « comme si elle n’avait jamais eu lieu. » Humanité difforme, mathématiquement complexifiée, contingente et résiduelle où non seulement l’on retrouve pêle-mêle et au détail des valeurs certes fortement physiologiques mais aussi vidées de leur sens le plus fort d’emblée ainsi que du véritable sentiment fondateur qui est leur seule origine (rejetée.) Humanité (extensible, « expendable », pourrait-on dire, et redistribuée sans aucun égard pour l’existence pourtant avérée quoique sous-jacente de l’Ethique et de l’Ordre sociaux) chez qui s’accumulent des maladies nerveuses et psychiques, signe que la puissance défensive des fortes natures d’autrefois n’est plus qu’un vaste souvenir, qui plus est une image parfois révérée de la véritable Force encore « pour ce qu’elle était » (à présent éperdument symbolique.) C’est justement cette « puissance défensive » égarée que « l’Homme différencié parmi l’indifférence des autres » doit – au bout de sa démarche échevelée et désespérée qui consiste à rechercher quasi-archéologiquement les figures essentielles et existentielles dans les profondes arcanes des traditions – réactiver et reconstituer en lui selon la méthode inconsciente d’identification au Démiurge, purement et simplement, qu’il s’agisse de Zeus, de Dionysos, d’Allah, de Bouddha, de Christ ou d’Elohim voire d’on ne sait plus très bien quelle autre marionnettiste hypothétique. De plus, on peut énumérer assez facilement les défauts du tchandala, emblème très courant de la décadence occidentale généralisée, issu de cette crise existentielle, du ressentiment des plus faibles à l’égard de l’autorité, de la distance et de la noblesse d’esprit, ainsi que de la remise en question par l’arbitraire et le nihilisme : le tchandala est un produit de la désertification morale de la société en ce sens qu’il n’en est pas la cause chez les autres mais seulement l’effet à partir de ce qui a ou de ce qui n’a pas été réalisé jusqu’à ce que l’on puisse s’en apercevoir – et le refus niais de sa part à l’encontre des éléments de ce réel jugés comme impropres n’est rien d’autre qu’une paralysie maladive et un enfermement velléitaire, un blocage schizoïde que l’on essaye pourtant de faire passer pour une « vertu », une « rébellion » ou « un sursaut d’honneur » face à la défiance dont il fait l’objet et que seul l’approbation de la vie au nom de l’humain pourrait en fait racheter. En outre, le tchandala n’est pas un phénomène isolé que l’on peut mettre au compte du simple « gauchisme » marginal habituel, de l’apolitisme renégat ou du pacifisme forcené ; nous sommes tous concernés par ce phénomène de détérioration psychanalytique qui affecte même les formes les plus nobles d’individus qui peuvent se reconnaître dans cette chose baroque, futile et triviale qu’on appelle encore « la modernité », laquelle engendre et fait s’enchaîner continuellement de nouvelles formes inférieures systémiques inouïes relatives à des groupes d’individus ordinairement atteints de pathologies diverses sur fond d’une augmentation de la criminalité, de célibat, de stérilité voulue, d’hystérie désinhibée et sans but notamment de la part des femmes (qui subitement se comportent encore plus comme des singes que les hommes – et surtout les métèques – qui justement les y avaient induites malgré la morale contredite de tous les autres.) Affaiblissement constant de la volonté et de doute chronique à des niveaux si indécelables et anodins que le mépris éprouvé à l’ensemble en devient l’une des conditions primales, ce suivant l’optique d’une déconstruction méthodique et acharnée des résidus de force incarnés par les personnes qui annulent mutuellement le peu de pouvoir qui reste en elles, comme poussées par la logique sélective de cette annihilation à long terme où chacun revendique en tant que « Progrès » une autonomie et une « responsabilité » qui n’a plus de réel fondement, de signification ou de fonctionnement.

Et il y a donc ce que Nietzsche appelle « le Monstre Froid », l’Etat, le système aux serviteurs non-formellement désignés dont le mental appauvri et instantanément ordonné en quadrillages, panoptiques et effets de miroirs creux est subséquemment générateur de toujours plus de confusions systémiques, de structures paranoïdes et de liens pseudo-mathématiques en fait invalides qui témoignent toujours davantage du parasitisme et de l’absurdité idiosyncratiques et misarchiques à des stades effroyables de l’évolution qui est celle strictement du Déclin. Rétrécissement des intériorités vaguement pré-conscientes dans un environnement constitué de diversités contradictoires, émasculées, édulcorées, presque totalement incompatibles toutes entre elles et émiettées où se retrouve exhortée une forme de disciplinage des caractères afin de servir les abstractions et les aberrations que le « monstre froid » a déjà récemment établies – tel que le cosmopolitisme – et se dresse ainsi devant les autres comme modèles d’individus ou de systèmes sociaux auxquels convenir (et on appelle cela « la Démocratie » que l’on nous enseigne donc depuis plusieurs décades.) De la sorte, une espèce de lubricité latente, généralisée, inéluctable et dépourvue de véritable débouché devient la compensation d’un besoin insatiable qui ne sera jamais assouvi, ni atteint ni résolu, parce que les images et les moyens de ce monde deviennent plus constituants que les faits eux-mêmes, ce qui explique cette lubricité collective et omniprésente par défaut où les sujets se comportent comme des sous-hommes, c’est-à-dire des « tchandalas » (qui sont la plupart du temps des femmes, par la voie la plus naturelle à admettre.) En outre, la fascination morbide pour l’examen rituel et furtif des mécanismes, des mises en scènes dénaturantes et des enchaînements sur-visibles et dépourvus de causalité, les estimations-limites de la réalité faites par les « citoyens lambda » (comme on les nomme connement) qui, par le biais de la surexposition arbitrairement subie, expriment leur lassitude par le fait de se sentir occupés par des choses qu’ils ne font qu’effleurer, le fait de se sentir concerné par tout et n’importe quoi non pas parce que l’on a le droit ou l’intelligence de le faire mais parce que l’on a confondu les sphères privées et publiques en dépit de la seule volonté et dignité, l’inférence non-avenue de fausses significations et la croyance à l’existence d’une politique contemporaine, d’un présent qui n’existe pas ou plus – prouvent que ne dominent plus la souveraineté des nations et des hégémonies, ni d’ailleurs plus aucune longue mémoire ou mythologie, ni perspectives profondes ni sens naturel et instinctif de ce qui fut jusqu’à présent « le bon droit », c’est-à-dire précisément celui que l’on juge « en marge » à présent. L’incertitude moderne stérile, provenant de la surreprésentation médiatique actuelle et de la lassitude planètaire, procède donc avec une hantise et une vacuité si vastes, vagues et surfaites face aux seules forces insurpassables qui ont fait et feront encore l’histoire-puissance que s’y ajoute une peur pour le moins ordinaire d’arraisonner et de rétrécir le réel en permanence (parce que tous ont démissionné suivant des buts d’alter-égoïsme feints) et de saisir les choses tangibles de ce monde, se consacrant alors au dédoublement métaphysique que suppose le moyen, le média, « l’autre monde » ou l’interface qui est purement théorique et qui finit par empiéter banalement sur celui qui est d’une facture concrète. L’utilité ou l’usage illusoire de ce quadrillage ou de ce découpage inconscient de la réalité qui se représente elle-même s’opère de surcroît sans aucune véritable raison, conséquemment au fait que le minarchisme contemporain soit orienté vers les « fruits du pouvoir » et non vers le pouvoir lui-même au nom de la Nécessité, ce qui approuve l’Universalisme libéral qui est la dénaturation progressive du Sacré et de l’Autorité afin d'obtenir une « responsabilité individuelle intégrale » et l’aplanissement, le nivellement total de l’Être au profit de la masse et de la plèbe, la redistribution générique, la perte de l’Art, du Goût, du Beau et de la Culture principalement, ainsi que la fin de toutes les exceptions spirituelles et de toutes les singularités les plus riches, puisque tous les formatages sociaux et casuistiques sont tolérés par le plus grand nombre et ceux qui pensent les diriger suivant des causes qui seraient les moins étroites possibles. Tout ceci qui explique la disparition des valeurs de l’Ancien Régime, de l’Ancien Monde, un perte des repères et des qualités à une époque « moderne » comme la nôtre dont les particularités heureuses se déduisent elles-mêmes du fait de les avoir cherchées et trouvées dans l’arbitraire des choses de notre environnement.

Nous autres draconiens voulons nous opposer au pacifisme, à l’universalisme et au socialisme parce qu’ils ne représentent pas la réalité où seules comptent finalement les oppositions de points de vue et les remises en questions du « politiquement correct ». Nous voulons le conflit, à tous les niveaux. Non pas « la guerre » en tant que telle, mais le conflit entre les gens pour que jaillisse la vérité (bien que nous désirions aussi la véritable guerre, pourquoi pas ?) Nous voulons toujours avoir raison (et Nietzsche avait toujours raison) et nous voulons en découdre avec ceux qui ne comprennent pas leur implication dans ce problème totalement effarant du nihilisme maintenant devenu inextricable depuis plusieurs décennies de cosmopolitisme et d’incurie.

Donc, l’impératif, en ce qui nous concerne, c’est l'Empire. Et la contrainte exercée par l’acte de procréation de ce régime s’appelle « Dragon », le « Loup » (ou le « prédateur ») qui en est l’origine à l’état brut. L’Ennemi de cet Empire s’appelle « Universalisme », lequel traduit la faculté d'un environnement intelligent, organisé et structurel de s'éparpiller à travers la généralisation de l’arbitraire ou, pour parler plus simplement, l’égalitarisme qui favorise cet arbitraire et une désacralisation du pouvoir tangible que les Hommes s'échangent dans le but que la société puisse exister et se perpétuer au-delà des champs d'activité déjà épuisés du Réel. Le problème – ou l’ensemble des phénomènes – de l’inspiration de cet « impérialisme sauvage » ( « Young Lust Revival » en est bien sûr un exemple au troisième degré) est décrit en partie par l’unicité recherchée d’une réalité complètement impromptue et surréaliste que j’ai souhaité instruire sous tous les angles moraux possibles en décrivant le cours de ma propre vie qui pourrait être comparée à celle d’un anarchiste ou d’un délinquant alors qu’il n’en est rien, – l’allusion à la pornographie n’y ayant figuré que pour justement rappeler que le respect de cette « Intégrité (suprême ?) » fait défaut. Ce monde et notre temps ne possèdent rien de « démocratique » ou de « républicain » ; la réalité nous pousse à considérer que l’organisation de notre monde est toujours obtenue par la force, l'expérience et le talent, c’est-à-dire par la seule Vertu et non par le « droit » – et cela a toujours été la règle, qu'elle soit en-dehors ou à l'intérieur de la considération des lois d’une nation qui demeurent toujours temporelles, provisoires, futiles, discutables…

On ne peut ainsi obtenir cet Empire que par une révolution violente, une refonte drastique de l’éthique de la civilisation et une formidable prise de conscience des moyens du réel dont dispose tout un chacun d’ores et déjà pour faire part de l'originalité de sa « Vertu », je le répète, au sens antique qui n'a rien à voir avec la vertu au sens contemporain. La vérité a toujours été le Conflit qui signifie l'existence ou la négation de cette existence, la possession de la personnalité ou sa privation ; et, à l’instar de tous les paltoquets et prévaricateurs de notre civilisation actuelle, n'ayons pas peur de déclarer : « Et nos pères n'étaient heureux que lorsque la lame de leur glaive se retrouvait maculée du sang de leurs ennemis » – Ainsi parlait Zarathoustra. Et même la désinvolture et le nihilisme vraisemblables de notre jeunesse peuvent être considérés à bien des égards comme un moyen plus ou moins indistinct de rétablir par l'enthousiasme de nos vies ici-bas ce qui a toujours été la Règle et certainement jamais ce que vous autres « intellectuels français » ou « européens » appelez vainement « l'Exception » (« L’Exception ?... Connais pas… Pourquoi être « l’Exception » lorsque « l’Exception » peut devenir « la Règle » ?)



LWRVZ.


PROCLAMONS LE NOUVEL EMPIRE OCCIDENTAL !

L’ O.C.D.S.

L’Organisation de la Congrégation Draconienne Supranaturaliste !

– Contre la Démocratie et la République. Contre l’hypocrisie effarante du politiquement correct. Contre la Religion de type universel – d’où qu’elle vienne et surtout si elle se prétend « civilisée » ou « populaire ». Contre toutes les formes de suffrages. Sauvagement opposé au Crime Organisé et pour le Crime le moins organisé et le plus individuel possible. Contre le féminisme, l’émasculation du genre humain et la pédérastie. Contre ce que l’on ose encore appeler « le Progrès » à ce jour. Contre les Réseaux Sociaux et l’abrutissement général qu’ils supposent. Viscéralement et indiscutablement en guerre totale contre l’islamisation de notre pauvre planète ainsi que de notre « civilisation occidentale » contemporaine ! Contre cette immonde « Modernité » et sa bande d’innombrables sous-hommes tout juste bons à être jetés à la trappe ! Et aussi, non seulement contre l’existence de la Cour Pénale Internationale mais aussi opposé à « la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen » – du début jusqu’à la fin !...

In fine et sine die, en bon descendant romain implacablement dépravé, insouciant, concupiscent, flemmard et insolent quoiqu’instruit et civilisé, je vous citerais derechef les quelques vers fameux de ce bon vieil Ovidius Publius Naso :

«… Autrefois je vis un cheval indocile ;

sa bouche ardente avait repoussé le frein ;

il volait et se débattait comme la foudre ;

il s’arrêta tout à coup dès qu’il sentit les rênes

flotter mollement sur son épaisse crinière.

Nous convoitons toujours ce qui nous est interdit

et nous désirons ce que l’on nous refuse… »

LUDWIG W. R. VON ZEEGER,

Marseille, mercredi 2 décembre 2015.


 
 
 
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